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[Interview] Dibaku : “En 38 ans de carrière, c’est la première fois que je mets en scène un spectacle qui mêle sketchs et chansons”

[Interview] Dibaku : “En 38 ans de carrière, c’est la première fois que je mets en scène un spectacle qui mêle sketchs et chansons”

Le 10 novembre, l’artiste-humoriste Dibaku Di Mamadu donne rendez-vous au public gabonais pour un spectacle inédit à l’Institut Français du Gabon. Avant ce spectacle, notre rédaction a rencontré la star pour le sonder un peu sur ce qui nous attend.




Bonjour Dibaku ! Comment allez-vous ?

Je vais bien, comme un vrai Gabonais dans son pays.

 

Pouvez-vous nous donner un aperçu des préparatifs de votre spectacle prévu pour le 10 novembre à l’Institut Français du Gabon ?

Les préparatifs se déroulent bien. J’ai mis en place un programme distinct, un jour d’humour, un jour de musique, afin d’éviter les chevauchements. Le spectacle est bien construit, donc il ne me reste qu’à suivre le schéma. Je dirais que j’en maîtrise déjà 80 % à ce jour. Je n’ai aucun doute, je serai prêt pour le 10 novembre, et j’ai hâte de monter sur scène pour partager du plaisir avec les spectateurs qui viendront me voir.

Votre One Man Show s’intitule “Le temps ne nous appartient pas”. Pourriez-vous nous expliquer le choix de ce titre et de quoi parlera le spectacle ?

Le titre “Le temps ne nous appartient pas” résume le thème que j’explore tout au long du spectacle. Il traite de ma vie, ponctuée de réussites et d’échecs, ainsi que de tout ce qui se passe autour de moi. Avec ce regard sur mon quotidien que je torture avec malice, j’ai réalisé à quel point le temps nous échappe, une réalité que nous oublions souvent.

Les spectateurs auront la chance de savourer à la fois l’humour et la musique. Pourquoi cette fusion artistique en une seule soirée ?

La fusion entre l’humour et la musique est devenue une évidence. Ce sont deux formes d’expression que je pratiquais séparément jusqu’à présent, et qui font partie intégrante de moi. Après des discussions avec mon manager, Samuel Bailhache, et des encouragements de ma femme, il était temps de les réunir pour offrir aux Gabonais un spectacle extraordinaire. Cela apporte une nouvelle dimension à la scène humoristique au Gabon. Pour cela, je serai accompagné de 6 musiciens et de 2 choristes. C’est un challenge qui me tient à cœur.

Vous collaborez donc avec Samuel Bailhache, votre manager, pour la mise en scène de ce projet. Comment est née cette collaboration et comment enrichit-elle votre spectacle ?

Notre collaboration a commencé il y a un an autour d’un projet de web-série intitulé “Mapane, la jouissance du crime”. Samuel l’a écrit en pensant à moi, et j’y joue le rôle d’un flic confronté à une série de crimes. Nous avons tourné en 2022 et début 2023, et la série est actuellement en montage. Nous avons également mis en place le Dibaku Comédie Club, tous les vendredi au Z10 Bar, un tremplin pour de jeunes talents, où ils peuvent s’exprimer et se former auprès d’artistes humoristes comme Sissoko, Kirikara, Bouvantard, Manitou et bien d’autres qui sont venues se produire sur cette scène.  C’est ma façon de transmettre à la nouvelle génération et de révéler de nouveaux talents. Après 38 semaines, le Dibaku Comédie Club est actuellement en pause. Avec Samuel, nous avons décidé que je devais revenir sur scène de manière plus personnelle dans un One Man Show qui marie l’humour et la musique pour offrir un spectacle différent aux Gabonais. Cette collaboration m’enrichit grâce à l’échange et à ses multiples connaissances dans divers domaines, ainsi que notre amour commun pour la créativité artistique.

 

Vous avez choisi le jeune Daddy Rigobelet comme artiste pour la première partie de votre spectacle. Pourquoi lui parmi tant de jeunes que vous formez ?

Daddy Rigobelet a été choisi parmi 6 autres jeunes artistes qui répondaient à des critères précis tels que l’assiduité et la créativité au Dibaku Comédie Club. Il a le mieux répondu à ces attentes, bien que les autres n’aient pas démérité, car ce sont tous de jeunes talents prometteurs. Nous travaillons pour donner leur chance à chacun.

Mes attentes sont simples, comme celles de nombreux artistes : faire respecter le statut de l’artiste pour que nous soyons reconnus comme des acteurs actifs de la société.

En tant que formateur, vous guidez une génération qui a certainement plus d’opportunités que vous n’en aviez il y a quelques années. Quelle vision avez-vous de cette nouvelle génération et de ses perspectives ?

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Cette nouvelle génération a en effet plus d’opportunités, notamment grâce à Internet, qui offre une large diffusion à portée de main. Mon conseil pour eux est de travailler dur. Le travail les distinguera et les amènera à exceller. À notre époque, il n’y avait pas internet, mais aujourd’hui, ils ont la chance d’avoir de nombreux tremplins pour se mettre en valeur, que ce soit au Gabon ou ailleurs, mais le travail doit être leur priorité.

 

Aujourd’hui, le Gabon est en pleine évolution politique et sociale. En tant qu’artiste, comment vous inscrivez-vous dans ce changement et quelles sont vos attentes ?

Je m’inscris dans ce changement en revenant sur scène avec ce spectacle original le 10 novembre à l’Institut Français. Mon objectif est de continuer à caricaturer la vie quotidienne avec humour et philosophie, comme je l’ai toujours fait. Mes attentes sont simples, comme celles de nombreux artistes : faire respecter le statut de l’artiste pour que nous soyons reconnus comme des acteurs actifs de la société.

Si vous aviez un dernier message à transmettre aux Librevillois qui viendront le 10, que serait-il ?

Mon message aux Librevillois est de venir nombreux, très nombreux, pour m’encourager et vivre un moment exceptionnel. Ne tardez pas à acheter vos billets, car je sais, grâce à vos commentaires bienveillants sur ma page Facebook Dibaku Officiel, que beaucoup d’entre vous veulent venir, et vous avez raison. Après 38 ans de carrière, c’est la première fois que je mets en scène un spectacle qui mêle sketchs et chansons, ce qui marque un tournant dans mon travail. Je vous assure que vous vivrez un moment inoubliable, rempli d’émotions, de joie et de partage. Je vous donne rendez-vous le 10 novembre 2023 à l’Institut Français à partir de 19h. Ne manquez pas cette opportunité exceptionnelle. C’est Dibaku Di Mamadou qui vous le dit.

Merci Dibaku pour cet entretien.

Merci à vous de me donner l’occasion de m’exprimer et de l’intérêt que vous me portez.




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