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Bantu : À la découverte de la matrice originelle par Marilyn Mezui

Bantu : À la découverte de la matrice originelle par Marilyn Mezui

L’art a cela d’extraordinaire, qu’il a le pouvoir de révéler en nous des émotions fortes et parfois inédites. Au cœur d’une exposition artistique, Marilyn Mezui désire faire découvrir au public ce qu’elle désigne comme « la femme comme la matrice originelle ». Une exposition qui se tient à l’Institut Français du Gabon du 15 Janvier au 26 Février 2021.

 

Du haut de ses 28 ans, Marilyn Mezui est une infographiste et photographe qui se terre dans l’ombre mais qui, tout de même, accomplit des exploits. Passionnée de photographie depuis son plus jeune âge, elle s’y lance sans vraiment savoir où elle met les pieds.

 

Depuis 2014, elle insère sa touche de passionnée au cœur des entreprises, en commençant par la création du studio AIM. Ensuite, elle s’occupera de la communication de la chaîne de restaurant Mayena Foods. Enfin, en 2018, elle devient chargée de la communication digitale de l’Office National de l’Emploi. Un parcours atypique et fulgurant pour une jeune femme au cœur passionné.

 

De l’idée à la matérialisation du projet BANTU

« En 2015, j’avais déjà fait des photos sous le thème Bantu. C’était des portraits assez simples avec l’objectif de montrer que peu importe notre carnation, nous avons un patrimoine culturel commun à défendre. Puis en 2019, j’ai voulu faire une suite un peu plus parlante (visuellement en tout cas). Du coup, j’ai passé une annonce sur les réseaux sociaux pour demander aux gens de s’inscrire pour pouvoir être modèles sur le projet.»

 

Pendant plus de cinq ans, Marilyn enchaîne shootings, collaborations et surtout profils variés pour étoffer son projet. Elle travaille avec plusieurs visages connus de la photographie gabonaise tels que Elisa Adabi Pither (modèle photo), Ornella Angue (modèle photo) et Marcelle Eboo Nsane (make-up artist). Pour que ce projet voit le jour, elle est allée à la recherche de sponsors. Un exercice qui n’est pas toujours aisé et qui demande beaucoup de persévérance.

 

 

«Comme vous pouvez vous l’imaginer, j’ai envoyé plusieurs dossiers de demande de sponsoring aux entreprises de la place. J’ai même écrit directement à des Directeurs sur LinkedIn. Il y a eu des moments de découragement, je savais qu’il aurait forcément des “non, on ne pourra pas vous accompagner” et tout simplement des silences aussi. Néanmoins, la lumière au bout du tunnel a commencé à briller un peu plus fort : Médias241, JCDecaux, Sigalli et Slam Action ont accepté d’accompagner la petite personne que je suis et de suivre mon projet.»

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Chant de cithare, bruit des grillons et composition musicale par le musicien Engone Endong et sa “Forêt des abeilles”, s’aventurer dans la salle de l’exposition est une véritable immersion au cœur de la forêt. Le sol est pavé de nattes et de feuilles mortes et la visite se fait pieds nus. Un décor qui réveille l’africain puriste qui semble recouvert par la modernité en chacun de nous. En effet, l’exposition met en avant la pluralité de la race noire et chacune de ses variantes.

 

En dehors de la beauté de l’exposition, il faudrait préciser que les portraits sont en vente et édités en petite quantité. Ceci est un autre moyen de soutenir un projet d’une toute autre forme au Gabon.

 

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