C’est une belle mise en lumière pour le cinéma gabonais. Réalisé par Marie-Clémentine Dusabejambo, « Ben’Imana » représente le Rwanda dans la course à l’Oscar du meilleur film international. Le film est issu d’une coproduction entre le Rwanda et le Gabon, avec la productrice gabonaise Samantha Biffot, fondatrice de Princess M Production, à la coproduction, aux côtés de partenaires français et norvégiens.

À Cannes, le film s’est particulièrement distingué en remportant la Caméra d’Or ainsi que le Prix FIPRESCI de la critique internationale. Une reconnaissance majeure qui accompagne désormais son parcours vers les Oscars.
À travers « Ben’Imana », Samantha Biffot poursuit ainsi un parcours déjà remarqué dans le cinéma africain. Scénariste, productrice et réalisatrice, elle s’est notamment illustrée avec la série « Mami Wata, le mystère d’Iveza », sacrée meilleure série au Festival Écrans Noirs de Yaoundé en 2021.
« Ben’Imana » plonge le spectateur dans le Rwanda de 2012, dix-huit ans après le génocide contre les Tutsi. À travers le parcours de Vénéranda, le film explore les thèmes de la mémoire, du dialogue, de la réconciliation et du pardon.
C’est une nouvelle page du cinéma africain qui s’écrit, entre reconnaissance internationale et ouverture vers les plus grandes scènes du cinéma mondial. Pour Samantha Biffot, cette aventure confirme également la place croissante des professionnels gabonais dans les coproductions internationales.
Alors que le film poursuit son parcours vers les Oscars, cette sélection constitue déjà une belle vitrine pour le cinéma rwandais, gabonais et africain.


