Edgar Yonkeu : « Je libère Creol de tous ses contrats »

Edgar Yonkeu : « Je libère Creol de tous ses contrats »

Fin du conflit entre Edgar Yonkeu et Creol ? Il semblerait que oui pour le producteur.

Ce matin sur l’antenne d’Urban Fm, Edgar Yonkeu a abordé les points qui l’opposent à la chanteuse depuis que celle-ci a quitté Direct Prod et qu’elle a créé la polémique avec une vidéo de révélations.

Répondant aux questions des animateurs de l’émission “Le Dafresh Morning”, le producteur est longuement revenu sur plusieurs aspects de sa brouille avec l’artiste.

La supposée censure de Creol

Le 3 septembre 2018, accusés de prendre part à une opération généralisée de dépravation des mœurs, les médias et  artistes ont été rappelés à l’ordre par la Haute Autorité de la Communication (HAC). Cet avertissement visait, entre autres, la télé-réalité de Creol diffusée sur Gabon Télévisions.

Un emballement médiatique et sur les réseaux sociaux s’en est suivi et l’affaire a été résumée à une “censure” de la chanteuse. Pourtant, nous le rappelions dans un article, Creol n’a jamais fait l’objet d’une censure mais a plutôt été victime de la déprogrammation de son émission de télé-réalité sur Gabon Télévisions.

Malheureusement, le mal était déjà fait. De cet emballement, Edgar Yonkeu en a, en quelque sorte, été victime également. Le producteur l’a sous-entendu lors de son intervention dans “Le Dafresh Morning”.

En effet, quelques heures après que la nouvelle de la supposée censure ait fait le tour de la toile, le patron de Direct Prod a publié une déclaration sur la page Facebook du label, le 4 septembre. Dans cette publication, Edgar Yonkeu dénonçait la censure et apportait son soutien à Creol.

Lors de son live polémique, la chanteuse a reproché à son ex-producteur d’avoir mis le feu aux poudres avec cette publication et d’avoir attiser les spéculations sur une censure qui n’en était pas une. L’artiste considérait que cela lui avait porté préjudice et que sa carrière avait été entachée.

Ce matin, de son propre aveu, Edgar Yonkeu a admis avoir posté cette déclaration « à chaud » alors qu’il n’avait pas tous les éléments en sa possession. « Je réagis sur l’info à chaud. Mon message est un soutien », a-t-il déclaré. Il précise également : « ce post m’a valu une convocation à la HAC, pour que je fasse un nouveau post pour préciser qu’elle n’était pas censurée ».

Creol n’a donc jamais été censurée.

 

Le supposé mauvais contrat de Creol

Le principal conflit qui oppose la chanteuse à son désormais ex “boss”, serait un “faux” contrat, brandi par cette dernière lors de son live, pour expliquer qu’elle avait été flouée. Un contrat qui, semblait-il, était un exemplaire téléchargé sur internet et sur lequel figurait le nom d’un artiste inconnu. Creol affirmait, alors, avoir signé ce contrat sans l’avoir parcouru, par excès de confiance.

Edgar Yonkeu a aussi remis les choses au clair à ce sujet. Celui-ci a expliqué ses méthodes de travail avec les artistes, déclarant qu’avec eux il fonctionne “à l’essai” pendant 1 ou 2 ans, le temps de rôder leur carrière.

Le producteur a également précisé que sur le plan contractuel, les deux parties ont eu recours à un contrat de gré à gré, c’est-à-dire, sans document signé mais par accord tacite selon des termes convenus avec l’artiste. D’après le producteur, cela « permet à l’artiste d’être libre et de partir quand il veut ».

C’est donc sous ce mode de fonctionnement que Creol aurait été gérée depuis le début de sa carrière avec Direct prod et jusqu’au tournage du clip de “VIP”. Pendant la période du succès de “Bonobo”, la chanteuse n’était donc pas sous contrat avec Direct Prod selon Edgar Yonkeu. Un contrat aurait été signé uniquement avant le tournage de “VIP”.

Est-ce de ce contrat dont parlait Creol dans son direct ? Aucune précision n’a été apportée.

Sur les menaces et le reste

Edgar Yonkeu s’est défendu en précisant que les messages publiés par Creol sur sa page Facebook n’étaient pas des menaces mais des tentatives de la ramener à la raison. Sur les tensions et rivalités que le producteur aurait créé entre ses artistes, celui-ci a affirmé « qu’aucune artiste chez Direct Prod n’a bénéficié d’autant d’attention que Creol ».

Excédé par la polémique et les conflits avec la chanteuse, Edgar Yonkeu a répété plusieurs fois qu’il libérait Créol de « tous ses contrats ».

La chanteuse accusait aussi le patron de Direct Prod de lui mettre les bâtons dans les roues pour l’empêcher de se produire sur scène. A cela, celui-ci a répondu qu’il n’en était rien mais a précisé que « le monde de la musique est un monde de réseaux, quand tu écrases quelqu’un ça se sait ».

 

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