BASKO, danseur et chorégraphe professionnel : « j’ai décidé de tout laisser...

BASKO, danseur et chorégraphe professionnel : « j’ai décidé de tout laisser pour faire de la danse mon métier »

Basko, chorégraphe et danseur professionnel gabonais, membre du groupe Paranoiak crew.

Basko est un jeune danseur chorégraphe professionnel résidant aux Etats-Unis. Vainqueur l’année dernière de « Miami’s Got Talent » une prestigieuse compétition réunissant plusieurs talents dans le chant, la danse et bien d’autres domaines, Basko a pour rêve de faire connaître la danse urbaine gabonaise au reste du monde. Découvrez ce talentueux danseur gabonais.

Basko bonjour, t’avoir pour cet entretien est un réel plaisir pour nous. Merci d’avoir accepté notre invitation. Comment vas-tu ?

Bonjour à vous,  je vais bien merci c’est un honneur pour moi d’être sollicité pour une interview à Gabon Célébrités.

 

A quelle période de ta vie as-tu réalisé que tu souhaitais faire de la danse ton métier et en vivre ?

Depuis que j’étais tout petit j’ai toujours su que je devais faire la danse comme métier mais aussi après ma licence en Tourisme, je suis allé aux USA, j’ai participé à plusieurs compétitions et projets de danse et j’ai réalisé que la danse pouvait être une vraie opportunité. J’ai donc décidé de tout laisser pour faire de la danse mon métier et c’est un très bon métier.

 

Basko, danseur et chorégraphe professionel gabonais.
Basko, danseur et chorégraphe professionel gabonais.

Comment a réagi ta famille, ton entourage face à ce choix ?

Mes parents m’ont toujours encouragé dans ce que je fais mais la décision d’en faire un métier n’a pas été facile car pour nos parents la danse c’est pour les bandits. Mais avec le temps, ils ont  compris que la danse n’est pas seulement un moyen d’expression ou un divertissement pour les yeux mais c’est aussi une démarche artistique, c’est de l’art, une vision et un  vecteur économique qui génère de l’argent et ils m’ont donné leur bénédiction.

 

Selon toi, quels sont les ingrédients pour être un bon danseur professionnel ?

Pour être un bon danseur, il faut d’abord apprendre à danser ensuite être vrai en vers soi-même et envers le style de danse que tu pratiques. Il faut s’entraîner, faire des formations, accepter d’apprendre même avec les plus jeunes et vivre ses propres expériences.

 

En Mars 2015, tu as créé une nouvelle danse dans l’univers urbain gabonais, le « Zyeute ». De quoi il s’agi s’agit-il et comment t’est venu l’inspiration ?

Mon inspiration vient de Dieu c’est lui qui m’aide dans ma démarche et ma vision artistique. Le zyeute est un langage de la rue qui veut dire regarder, d’où le pointé du doigt vers l’œil dans chaque pas. Le message de cette danse c’est juste de dire que nous avons la possibilité d’utiliser les dons et talents que Dieu nous a donné et vivre de ça.

 

Basko, danseur et chorégraphe professionel.
Basko, danseur et chorégraphe professionel.

Cette danse s’est répandue comme une traînée de poudre à travers le Gabon. Quel effet ça te fait de savoir que ta création est appréciée et reprise par d’autres amoureux de la danse ?

Ça me fait un effet fou de voir comment le zyeute est utilisé dans plusieurs pays mais aussi ici chez moi au Gabon. Ça confirme que nous avons beaucoup de talents au Gabon et ça confirme aussi mon message qui dit que tout est possible. Nous pouvons faire des choses bien plus extraordinaires. J’ai juste envie de continuer à me battre pour mettre le mouvement  urbain en haut mais aussi représenter le continent africain.

 

Puis tu t’es envoler pour les Etats-Unis, et tu as participé à plusieurs événements en l’occurrence « Miami’s Got Talent », une prestigieuse compétition dans laquelle tu as remporté la 1ère place. Raconte-nous ces moments ?

Miami’s Got Talent a été une des plus belles expériences aux  USA car ce n’était pas une compétition de danse mais de talents réunissant des chanteurs, acrobates, magiciens,  danseurs, jongleurs etc.  En gros, tous les talents et je faisais partie de tous ces talents. Je me suis juste dit c’est le moment de tout donner et j’ai dansé ma propre danse.

Quand je dis ma propre danse je fais allusion aux danses urbaines du Gabon bien que je sois danseur de hip hop et base breakeur, mais j’ai dansé le « zyeute » et toutes les autres danses comme si c’était la dernière chose que je devais faire sur terre, et j’ai eu le premier prix. Pas parce que j’étais meilleur que les autres mais parce que j’ai d’abord dansé une danse qu’ils n’ont jamais vu. De plus, je dansais avec courage, fierté et pour gagner mais je n’avais pas peur de perdre car  j’étais en plein dans mon élément ce que j’appelle  le djonze. Dieu a permis que je puisse avoir la première place et ça m’a ouvert toutes les portes.

 

Cette distinction t’a donné la possibilité de parcourir plusieurs villes des Etats-Unis et être sollicité par des chorégraphes de renoms pour des formations. Comment as-tu vécu cette expérience ?

Oui j’ai rencontré et travaillé avec beaucoup de grands chorégraphes américains. Cette expérience m’a non seulement permis de m’ouvrir, me professionnaliser mais surtout, elle m’a donné la possibilité de rencontrer divers danseurs professionnels puis de partager avec eux  les danses de chez nous.

 

« La différence entre le miracle et un grand miracle est que le miracle se réalise dans la difficulté mais le grand miracle se réalise dans l’impossibilité. »

 

BASKO 2

Nous avons beaucoup de compagnies de danse au Gabon, aussi talentueuses les unes que les autres et n’ayant rien à envier à ceux de l’extérieur. Quelle est ta vision et comment vois-tu la danse urbaine gabonaise dans les années à venir ?

Ma vision est de  m’entraîner, de dépasser mes limites afin d’atteindre le niveau ultime et danser pour glorifier Dieu, faire parler de mon pays le Gabon dans le monde, impacter les nations à travers ma danse et former une nouvelle génération de leaders car le futur appartient aux plus jeunes.

Le message que je peux adresser à mes frères et sœurs danseurs gabonais qui évoluent au Gabon et à l’international est de croire en Dieu, croire en vos rêves car tout est possible quand tu veux. La différence entre le miracle et un grand miracle est que le miracle se réalise dans la difficulté mais le grand miracle se réalise dans l’impossibilité.

 

Notre interview s’achève, merci encore Basko d’avoir répondu à nos questions.

C’est moi qui vous remercie pour votre attention mais aussi merci de faire parler de nous à travers vos interviews et vos articles.

Facebook Comments